La demission republicaine !
Le ministre de l’Education annonce aujourd’hui qu’il n’est pas hostile à la dépénalisation du cannabis “comme moyen de lutte contre le trafics dans les cités.”
Qu’un responsable socialiste fasse ou refasse ce genre de proposition, ce n’est une surprise pour personne. Que le ministre de l’Education nationale, garant de l’autorité et de la morale républicaine, fasse publiquement un aveu de démission. Car oui, en parlant de dépénalisation, M. Peillon démissionne, il démissionne de son rôle d’éducateur principal et adresse aux élèves, aux familles un message terrifiant : celui de l’abandon de la république à leurs égards.
Non, M. Peillon, en dépénalisant le cannabis, vous ne réglerez pas le problème du trafic dans les cités, vous orienterez les trafiquants vers d’autres drogues, et d’autres procédés, qui les amèneront à toujours plus de violences et d’emprises sur les habitants.
Non, M. Peillon, le cannabis n’est pas une drogue douce, chaque année dans la région parisienne 2000 jeunes rentrent dans la schizophrénie à cause du cannabis. Il y a 2 millions de schizophrène en Europe qu’on ne peut pas guérir.
Fragiles, introvertis, border-line, ils y entrent tous à grandes bouffées. Mais aujourd’hui on ne sait toujours pas les en faire sortir. Tout juste peut-on leur proposer de survivre, transformés en automates figés par les neuroleptiques.
On attendait autre chose du ministre de l’Education, comme des solutions pour réintégrer les jeunes des quartiers difficiles dans la voie de l’ascension méritocratique, de remettre en marche l’ascenseur social, de permettre à chacun en fonction de ses capacités de faire ce que bon lui semble… mais surement pas de dire à toute une génération que l’école, que la république les abandonnent.
Mouvement Novateur